RSSG 1- 0 SL16
une victoire vitale, mais un miroir cruel de nos limites
Il fallait gagner. On a gagné.
Mais ne nous y trompons pas : ce 1-0 contre le dernier de D1 ACFF n’est ni un exploit, ni un tournant. C’est un minimum absolu, rendu possible par la faiblesse d’un adversaire composé de jeunes techniciens sans mordant physique ni sans force dans le jeux vertical.
Dès la première minute, le scénario était posé : pression immédiate, erreur défensive punie par un Jurdan vif et lucide (4′). Puis, à la 9′, une belle action collective de la saison — Besson, Sternon, Cavelier — qui aurait dû sceller le sort du match… si le montant n’avait pas contré le shot de Maxime !
Car là est le drame : le RSSG crée, mais ne tue pas.
Centres non repris, ballons devant le but ignorés, occasions gaspillées. Comme toujours. Comme depuis des mois. Comme sous Valoir, Demetz, Riga, et maintenant Vandebon.
Et puis, l’inévitable : un carton jaune discutable transformé en rouge, une équipe réduite à 10, et 35 minutes de survie nerveuse. Un but annulé pour hors jeux (70′), et une fin de match où l’on retient son souffle, non par passion, mais par peur.
Oui, il y a de la solidarité. Oui, il y a de l’engagement.
Mais où est la maîtrise ? Où est la confiance offensive ? Où est le projet qui permettrait de ne plus dépendre des erreurs adverses ?
Cette victoire soulage. Elle ne rassure pas.
Car tant que le RSSG ne saura pas concrétiser ses occasions, tant qu’il ne disposera pas d’un axe offensif crédible, tant que la direction sportive restera absente ou inefficace, chaque point sera arraché dans la douleur.
Et en play-down, la douleur ne suffit pas. Il faut de la rigueur. De la cohérence.