Quand la critique devient insupportable… parce qu’elle est juste
Ce samedi 28 mars, Stockali Side devait rencontrer le coordinateur des équipes U6 à U9, ainsi que les entraîneurs et jeunes joueurs de ces catégories.
Cette initiative visait à valoriser le travail éducatif en amont, souvent invisible, mais essentiel à l’avenir du club.
La direction du RSSG a annulé cette rencontre.
Sans explication. Sans dialogue. Sans justification publique.
Cette décision ne surgit pas du vide. Elle s’inscrit dans une série cohérente de gestes de fermeture, dont l’origine remonte à novembre 2025 — plus précisément, à la 14ᵉ journée de championnat, et à la défaite cuisante contre l’Union Namur (0-4) à domicile.
À ce moment-là, l’équipe était déjà en perte de vitesse depuis le remplacement de Stéphane Demetz par José Riga — une décision prise unilatéralement par le directeur général, Marc Grosjean.
Face à la colère légitime des supporters (certains voulant même interpeller le staff à la sortie du vestiaire), celui-ci déclare à la télévision liégeoise 4 « Le ballon ne roulait pas pour nous. »
Puis, après la défaite suivante à Charleroi (2-1), et surtout celle contre Habay-la-Neuve (0-3), où Maxime Cavelier est exclu sur un geste de frustration à la 64ᵉ minute, il ajoute : « Maxime va être puni. »
Sous-entendu clair : la défaite est imputable au joueur, non à la gestion globale du club.
C’est à ce moment précis que Stockali Side est intervenu — non pour attaquer, mais pour rétablir la vérité.
NDLR :
en mars 2026, Maxime Cavelier est décisif toutes les 44′ en mars avec 2 réalisations et 4 assists !
Dans un commentaire sur la page Facebook officielle, nous avons rappelé que la responsabilité première incombait à la direction, qui avait :
changé d’entraîneur sans projet clair,
maintenu un effectif déséquilibré,
et cultivé une culture du bouc émissaire.
Notre intervention a été largement soutenue par d’autres supporters.
Peu après, les commentaires ont été fermés.
L’origine du ressentiment
Il ne s’agit donc pas d’une aversion abstraite envers Stockali Side.
Il s’agit d’une réaction défensive face à une vérité inconfortable :
Quand on refuse d’assumer ses erreurs, toute voix qui les nomme devient une menace.
L’interdiction faite aux joueurs de l’équipe A de participer à nos entretiens,
l’annulation d’une rencontre avec des enfants de 6 à 9 ans,
la fermeture systématique de tout espace de dialogue…
… ne sont pas des décisions stratégiques : Ce sont des symptômes de fragilité.
Car un dirigeant confiant dans ses choix n’a pas peur du débat. Il l’encourage.
Au-delà de l’erreur : la névrose de l’autorité
Lorsque le manque de confiance en soi suscite une forme de névrose de l’autorité :
la confusion entre loyauté et silence,
la croyance que critiquer = trahir,
et la tendance à externaliser systématiquement la faute.
Dans ce schéma, Maxime Cavelier n’est pas un joueur en difficulté : Il est un écran.
Et Stockali Side n’est pas une communauté citoyenne : Il est un ennemi.
Mais un club de football n’est pas une cour royale.
Il est un projet collectif — d’autant plus quand il est soutenu par une commune.
Conclusion : la critique comme acte de fidélité
Stockali Side n’existe pas pour nuire.
Il existe parce que le silence aurait été une trahison.
Les supporters auraient préféré célébrer des victoires.
Mais face à une dérive institutionnelle, parler est un devoir.
Annuler une rencontre avec des enfants, sous prétexte qu’elle est organisée par une voix indépendante n’est pas une preuve de force.
C’est l’aveu d’une peur profonde — celle d’être tenu pour responsable.
Tant que cette peur guidera les décisions,
le RSSG restera un club en repli sur lui-même, jamais un projet porté par sa communauté.
— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, premier avril 2026
