L’invité du mercredi : le syndrome U.S. ou l’absurde pathologique

Deux citations, une même dérive

Lundi 13 avril 2026, deux titres locaux ont résumé, sans le vouloir, toute la tragédie actuelle du RSSG :

« Stockay a grillé un joker… Marc Grosjean ne cède pas à la panique. »
« “On m’a négligé”, assure Gabriel Kenmoe, qui arrête sa saison sur-le-champ. »

Ces deux phrases, prises ensemble, dessinent un tableau accablant :

  • d’un côté, un directeur général qui persiste à minimiser l’échec collectif, dont il n’est certainement pas étranger

  • de l’autre, un joueur sous contrat rémunéré, poussé à l’abandon par l’inaction tactique.

Mais ces faits ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans une logique cohérente de fermeture :

  • Interdiction faite aux joueurs de participer aux entretiens organisés par Stockali Side,

  • Annulation systématique de toute initiative citoyenne (rencontre avec les U6-U9, interviews publiques),

  • Verrouillage total des commentaires sur la page Facebook officielle du RSSG, désormais réservés à un cercle restreint.

Autrement dit :

Le dialogue est interdit. La critique, étouffée. La transparence, bannie.

Marc Grosjean « ne cède pas à la panique » ? Non. Il cède à l’aveuglement institutionnel.
Car nier que le maintien est en péril, après une défaite à la 95ᵉ minute contre un concurrent direct, n’est pas du calme : c’est du
déni.
Et ce déni s’accompagne d’une stratégie claire :
contrôler toute forme d’expression extérieure, même bienveillante.

Pendant ce temps, Gabriel Kenmoe, milieu de terrain axial, décide de suspendre sa saison. Pas par caprice, mais par désillusion :

« On m’a négligé. »

Autrement dit : le staff ne l’utilise pas, malgré ses capacités.
Pourtant, l’équipe manque cruellement de relais offensifs, de créativité axiale, de joueurs capables de lier jeu entre défense et attaque.

Mais non. On préfère maintenir Mickaël Lallemand en pointe — poste où il se montre systématiquement inefficace, sans présence physique, sans finition, sans impact dans les duels.
Un choix incompréhensible, sauf si l’on admet qu’il s’agit moins d’une décision sportive que d’une
obstination personnelle.

Une gestion humaine et financière instable

Chaque semaine, le RSSG paie un salaire à un joueur qui n’apporte rien sur le terrain,
tandis qu’un autre,
disponible et compétent, quitte le navire faute d’avoir été utilisé.

Où est la logique ? Où est la rigueur ?
Où est le
respect des ressources — humaines comme financières ?

Dans un budget qui doit avoisiner les 700 000 €, chaque euro compte.
Dilapider des salaires pour maintenir un titulaire symbolique, tout en laissant partir un joueur motivé, relève d’une
mauvaise gestion structurelle.

Le silence des responsables

Plus grave encore : la passivité du Conseil d’Administration et du président Jean-Pierre Dalla Costa.
Comment accepter, en pleine lutte pour le maintien, une telle incohérence tactique ?
Comment tolérer qu’un directeur général continue à
minimiser l’échec, à refuser toute autocritique, et à imposer des choix déconnectés de la réalité du terrain — tout en coupant le club de sa propre communauté ?

Le président a montré, à plusieurs reprises, sa bienveillance et son engagement.
Mais la bienveillance, sans discernement, devient complicité.

Conclusion : le temps des illusions est révolu

Le RSSG n’est plus en danger à cause de la malchance.
Il est en danger à cause d’une
gouvernance dysfonctionnelle, d’un recrutement inadapté, et d’un manque total de cohérence entre les discours et les actes.

Et surtout :

Parce qu’on a choisi de taire plutôt que de dialoguer.

Tant que cette situation perdurera, chaque point perdu sera un aveu.
Chaque joueur qui partira, une condamnation.
Et chaque déclaration rassurante, une fuite en avant.

Quant au futur, comment espérer pouvoir encore attirer des joueurs doués et motivés ?

— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, 15 avril 2026

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