RSSG – des cadeaux et des ratés
Encore une fois, Stockay s’est battu seul.
Trois buts — tous issus d’erreurs défensives aussi grossières qu’habituelles
Les débordements et les centres qui en découlent trouvent systématiquement le vide devant le but.
Pas un attaquant en position de conclure. Pas une menace crédible. Juste des occasions gâchées avant même d’avoir été créées.
Ce scénario n’a rien d’exceptionnel : il résume toute la saison du RSSG.
D’un côté, des cadeaux défensifs offerts avec une régularité affligeante.
De l’autre, des ratés offensifs programmés par un schéma tactique qui ne change jamais.
Et le plus inquiétant ?
Personne ne semble voir ce que les supporters constatent semaine après semaine.
Les compositions restent identiques. Les remplacements, lorsqu’ils viennent (comme à 2-0 contre le SL16), sont de simples changements poste pour poste, sans ambition, sans pugnacité, sans volonté de renverser quoi que ce soit.
Mais surtout — et c’est là que le mal devient pathologique — Mickaël Lallemand continue d’être titulaire à la pointe de l’attaque, comme si son absence totale de rendement n’était pas criante.
Le faire jouer, c’est condamner le RSSG à entamer chaque match à 10 contre 11.
Pas de pressing, pas de profondeur, pas de finition. Juste un homme isolé dans une mission impossible.
Et le temps presse.
Avec la relégation probable du RWDM en D1 ACFF, une place supplémentaire pourrait s’ouvrir… vers le bas.
Et si rien ne change — ni dans l’analyse, ni dans les choix — le RSSG risque fort de suivre le chemin inverse de celui qu’il espérait : non pas la montée, mais la relégation en D2.
Car on ne gagne pas avec des cadeaux.
Et on ne marque pas avec des ratés.
Le temps des constats
Dimanche 19 avril, le RSSG s’est incliné lourdement au Bois-Saint-Jean (3-0).
La défaite n’est pas une surprise. Mais la prestation, elle, est inquiétante.
À part dix minutes en début de chaque mi-temps, l’équipe n’a rien montré.
Pas de pressing, pas de verticalité, pas de densité offensive.
Seule lueur : Mathys Vieuxtemps, constant, mobile, impliqué — un exemple de ce que devrait être l’attitude collective.
Le scénario est désormais trop connu :
À la 20′, la xième erreur défensive de la saison offre l’ouverture du score,
À la 41′, le Standard double la mise, sans résistance sur une seconde erreur,
En fin de match, un pénalty stupide scelle une domination totale des Rouches.
Et pourtant, le règlement est clair : les buts inscrits par des joueurs descendus du noyau A sont licites.
Ce n’est donc pas là le problème.
Le vrai drame, c’est que le RSSG s’est battu tout seul — contre lui-même.
Un collectif en perte de sens
L’équipe joue sans convictions.
Certains joueurs semblent démotivés, marqués par les trop nombreuses défaites répétitives et visiblement incurables.
D’autres paraissent aux portes de la retraite, physiquement ou mentalement.
Et dans l’axe offensif, personne ne suit les centres — les ailiers courent, centrent, espèrent… en vain.
Les changements opérés en cours de jeu ?
Poste pour poste, sans audace, sans logique tactique.
Ils n’ont ni modifié la physionomie du match, ni redonné espoir.
Même les rares éclairs — coup franc de Kiyine, tir de Vieuxtemps — n’ont été que des fétus de paille dans une tempête d’impuissance.
Le fond du problème n’est pas sportif
Cette défaite ne relève pas du manque de talent.
Elle est la conséquence directe d’une absence de projet cohérent, d’une gestion humaine erratique, et d’un manque criant de leadership sportif.
Quand un joueur comme Gabriel Kenmoe quitte la saison en disant « On m’a négligé »,
quand Mickaël Lallemand est maintenu titulaire malgré son inefficacité notoire,
quand les erreurs défensives deviennent une routine…
… alors le terrain ne fait que refléter ce qui se passe en coulisses.
Conclusion : un lifting salutaire s’impose
Oui, il est grand temps que cette saison se termine.
Non par résignation, mais par nécessité.
Car ce n’est pas un simple renouvellement d’effectif qu’il faut.
C’est un lifting profond :
humain,
tactique,
et surtout institutionnel.
Le RSSG mérite mieux qu’un pilotage à vue.
Il mérite une direction capable de recruter avec discernement, de construire un collectif solide, et de redonner du sens à chaque maillot rouge et noir.
Jusque-là, chaque défaite sera un aveu.
Et chaque silence, une complicité.
— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, 20 avril 2026
