« La folie, c’est de faire toujours la même chose… »

Dans L’Avenir Huy-Waremme du 20 avril 2026, Jean-Pierre Dalla Costa, président du RSSG, affirme vouloir « aller parler aux joueurs » pour qu’ils « fassent honneur au blason ».
Il répond ainsi — indirectement, mais clairement — à l’interview accordée par le fondateur de
Stockali Side au même journal.

Mais cette réponse, aussi bien intentionnée soit-elle, illustre précisément la citation d’ Albert Einstein :

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent »

Car depuis des mois, les joueurs ne sont pas le problème.
Ils sont
la conséquence.

Qui sont les vrais responsables ?

Stockali Side tient à rappeler un fait juridique et organisationnel simple :

Les postes de directeur général et de directeur sportif ont été créés par le Conseil d’Administration, présidé par Monsieur Dalla Costa lui-même.
Les personnes nommées à ces fonctions sont donc des employés du club, non des « dirigeants » au sens historique ou moral du terme.
Le cas contraire induirait un véritable conflit d’intérêt, illégal par définition.

En tant que supporters fidèles — payant notre droit d’entrée, participant à la vie du stade, et animés par l’amour du RSSG — nous exerçons un droit élémentaire : celui de critiquer l’efficacité de ceux qui gèrent effectivement les ressources humaines et sportives du club.

Et force est de constater :

  • succession chaotique de 4 entraîneurs en 18 mois,

  • recrutement inadapté (absence d’attaquants axiaux, maintien de joueurs inefficaces),

  • absence totale de cellule d’analyse vidéo,

  • fuite systématique des responsabilités (« le ballon ne roulait pas », « Maxime va être puni », etc.).

Ces faits ne relèvent pas de la malchance. Ils relèvent d’une gestion dysfonctionnelle.

Une dépendance psychologique préjudiciable

Il est permis de s’interroger sur la relation de dépendance que le président entretient vis-à-vis du directeur général.
Celui-ci a été nommé non sur la base de ses compétences actuelles en gestion sportive moderne, mais en raison de son
passé lointain de footballeur professionnel — une légitimité révolue dans un football amateur exigeant analyse, pédagogie et vision collective.

Cette nostalgie institutionnelle empêche toute remise en cause.
Elle transforme une erreur en dogme.
Et elle pousse le président à
s’adresser aux joueurs, alors que le vrai chantier est ailleurs.

Car on ne sauve pas un club en demandant plus d’effort à ceux qui subissent les conséquences d’un mauvais pilotage.
On le sauve en
changeant de pilote.

Une alternative existe — et elle est locale

Stockali Side considère que Ritchie Kitoko, Grégory Verheyden et Jeff Cantelli, déjà membres du club, pourraient constituer l’ossature sportive stable et crédible dont le RSSG a besoin.
Leur connaissance du terrain, leur ancrage local, leur modernité tactique et leur éthique collective en font des profils adaptés à l’exigence actuelle de la D1 ACFF.

Pas de vedettes médiatiques. Pas de promesses creuses.
Juste du
travail, de la cohérence, et du respect.

Conclusion : il est temps de sortir de la boucle

Parler aux joueurs ne suffira pas.
Leur demander de « faire honneur au blason » est juste — mais vain — tant que le blason n’est pas protégé en coulisses.

Le RSSG ne manque pas de cœur.
Il manque de
structure compétante et efficace.

Et tant que le Conseil d’Administration refusera de voir ce que Stockali Side — et tant d’autres supporters — voit depuis des mois,
le club restera prisonnier de sa propre folie.

— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, 21 avril 2026

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