Dimanche 3 mai 2026, le RSSG a remporté une victoire impérative contre Namur (3-0), assurant — sauf décision administrative contraire — son maintien en D1 FFA (ex-D1 ACFF).
Les buts ont été marqués par Yohan Marmot (56′) et Hugo Eugène (84′, 92′), ce dernier entré en jeu à la 63ᵉ minute.
Cette performance est une satisfaction légitime. Mais elle ne doit pas masquer les défaillances structurelles qui ont marqué toute la saison.
Ce qui a fonctionné : l’audace tactique et la reconnaissance d’un talent
Hugo Eugène, aligné en tant que remplaçant a confirmé, dès son entrée, ce que Stockali Side affirme depuis des mois :
Il est le profil offensif le plus adapté à l’attaque du RSSG.
Mobilité, sens du placement, finition : ses deux buts sont la preuve qu’il aurait dû porter le maillot rouge et noir avec autorité.
Sofiane Kiyine a délivré trois passes décisives (deux corners, un déclenchement en profondeur), confirmant son rôle central dans la construction offensive – mais il pourrait accélérer le jeu en passant plus rapidement le ballon à ses partenaires.
Yohan Marmot, latéral gauche, a montré une capacité rare cette saison : marquer sur phase arrêtée — un atout précieux en fin de match.
Et surtout : le collectif a tenu. Lucas Alfieri a été solide (arrêt crucial à la 82′), les lignes ont été bien espacées, et l’équipe a su gérer la pression namuroise en seconde période.
Ce qui persiste : l’énigme Lallemand
Malgré une occasion unique ratée en première mi-temps suite à un centre au second poteau devant le but vide par Alessio Sternon — Mickaël Lallemand a encore brillé par son absence offensive.
Aligné en pointe, il n’a ni fixé la défense, ni suivi les centres, ni créé d’espace. Lancé par deux fois face au but, il n’a pas tenté de passer devant le défenseur et a évité le contact
Pendant ce temps, la montée au jeu de Hugo Eugène, a tout changé.
La question n’est plus tactique. Elle est logique :
Pourquoi maintenir un joueur inefficace à un poste clé, alors qu’une alternative crédible est disponible ?
Une victoire fragile, obtenue dans l’urgence
Eric Vandebon n’a pu aligner que 14 joueurs sur la feuille de match.
Cela révèle une vérité accablante : l’effectif est trop mince, trop déséquilibré, trop peu fiable.
Cette pénurie n’est pas accidentelle. Elle est la conséquence directe :
d’un recrutement inadapté (départs non compensés de Koné, Panepinto, Bakija, Nadrani),
d’une gestion humaine erratique (Gabriel Kenmoe parti faute d’utilisation),
et d’une absence totale de plan B en cas de blessure ou suspension.
Reconnaissance et solidarité
Stockali Side tient à remercier chaleureusement la délégation venue de Vaux-sur-Sûre, village d’origine de Maxime Cavelier (suspendu) et Mathys Vieuxtemps.
Leur présence, leur fair-play et leur soutien incarnent l’esprit du football amateur — celui qui relie les territoires, les familles, les générations.
Félicitations également à Ritchie Kitoko et à son équipe de P4, victorieuse de son premier match de tour final de promotion en P3.
Preuve que le talent local existe — il suffit de lui donner un cadre.
Conclusion : sauver le club, pas la direction
Oui, le RSSG est « en principe sauvé ».
Mais la direction ne l’est pas.
Car une victoire contre le dernier ne rachète pas :
4 entraîneurs en 18 mois,
des erreurs défensives répétées,
une communication coupée des supporters,
et une gestion humaine proche de l’improvisation.
Stockali Side se félicite du maintien pour le président les joueurs, les bénévoles, les supporters fidèles.
Mais il maintient son constat :
La direction n’a pas été à la hauteur de sa mission.
Le maintien est acquis.
Maintenant, il faut reconstruire — autrement.
— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, 4 mai 2026
