Le RSSG annonce avoir mandaté un avocat pour se joindre à l’action intentée par l’Olympic de Charleroi devant le tribunal civil, dans l’espoir d’obtenir son maintien en D1 FFA.
Plaidoiries prévues le 10 juillet. Jugement attendu le 29 juillet.
Message final : « Stockay n’est pas mort ! »
Derrière cette détermination affichée, une question s’impose :
Ce « combat » est-il légitime — ou n’est-il qu’un nouveau refus d’assumer les conséquences d’une mauvaise gestion ?
1. Le contexte juridique : peu d’espoir, beaucoup de risques
Comme analysé précédemment, la relégation du RSSG découle directement :
de son classement (10ᵉ sur 16),
de la relégation du RWDM de D1B,
et de l’application stricte de l’article 13 du Règlement général de la FFA 2025-2026.
Or, aucune disposition réglementaire n’a été violée.
La FFA a appliqué ses propres règles. Le RWDM a obtenu sa licence D1 FFA conformément aux critères en vigueur.
Et surtout : le RSSG savait, dès août 2025, que la relégation était possible si des clubs descendaient de D1B.
Dans ce cadre, les chances de succès en instance sont extrêmement faibles.
Pourquoi ? Parce que :
les décisions sportives sont rarement revues, sauf vice de procédure manifeste (absent ici),
il en est de même pour modifier un classement fondé sur des règles claires,
et surtout : le préjudice invoqué (relégation) est la conséquence directe d’un classement mérité.
Autrement dit : on ne gagne pas en justice ce qu’on n’a pas gagné sur le terrain.
2. Une stratégie médiatique, pas sportive
Pendant que les joueurs quittent le club en masse — faute de garanties, de projet, de stabilité —,
l’organe d’administration choisit de miser sur un recours juridique incertain plutôt que de communiquer clairement sur l’avenir en D2 FFA.
Pire : le président lui-même a déclaré publiquement :
« Si on descend en D2 FFA, je reprends mes billes. »
Quel joueur, quel bénévole, quel sponsor peut croire en un projet dont le premier garant menace de l’abandonner dès qu’il devient difficile ?
Cette phrase seule suffit à expliquer l’exode actuel.
Ce n’est pas de la désertion. C’est de la prudence.
3. Déni collectif, irresponsabilité institutionnelle
Derrière ce « combat », on perçoit un déni global :
refus de reconnaître que la 10ᵉ place était insuffisante,
refus d’admettre que la gestion humaine a été catastrophique (4 entraîneurs, erreurs défensives répétées, absence de plan B),
et surtout, refus de voir que le vrai problème n’est pas le RWDM, mais l’incapacité du RSSG à se hisser au-dessus de la zone de relégation.
Les administrateurs, quant à eux, ont failli à leur mission :
ils n’ont pas conseillé le président face à un choix manifestement erroné (nomination du directeur général),
ils n’ont pas imposé une vision collective,
et ils cautionnent aujourd’hui une stratégie juridico-médiatique coûteuse et vaine, au lieu de reconstruire humblement en D2.
C’est cela, l’irresponsabilité.
4. Et si le vrai combat était ailleurs ?
Le RSSG a tout pour rebondir :
un complexe communal,
une école des jeunes active,
et une communauté de supporters fidèles.
Mais cela suppose :
de la stabilité (pas de changement tous les 6 mois),
de la transparence (pas de déclarations contradictoires),
et du respect (pour les joueurs, les bénévoles, la commune).
Or, tant que les dirigeants préféreront se battre contre Bruxelles plutôt que travailler à Saint-Georges,
le club restera enlisé dans son propre chaos.
Et pire : avec un effectif en déshérence, rien ne garantit qu’il évitera une seconde relégation en D3.
Conclusion : arrêter de fuir pour commencer à construire
Un recours juridique n’est pas illégitime en soi.
Mais quand il devient le substitut d’un projet sportif, il trahit une absence de vision.
Stockali Side ne demande pas à ce qu’on baisse les bras.
Il demande qu’on regarde la réalité en face.
Car le RSSG ne sera sauvé ni par un tribunal, ni par un communiqué de colère.
Il sera sauvé par des choix clairs, stables, et humbles.
Sinon, même en D2, il sera déjà mort.
— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, 1er juillet 2026

Je suis parfaitement d’accord avec toi, amicalement
Daniel
Merci Dan 😉