Et alors ?

Au-delà du bruit : quel avenir pour le RSSG ?

La récente polémique entre le RSSG et le RWDM — relayée par un communiqué officiel au ton émotionnel, sur le site du du club, puis par une réponse cinglante d’un supporter bruxellois — illustre une vérité accablante :

Le RSSG est en train de perdre son image, non à cause du RWDM, mais à cause de ses propres dirigeants.

Car si la frustration est légitime, la manière de l’exprimer publiquement — avec des termes comme « dans quelle merde ils nous mettent » ou « tour de passe-passe » — nuit gravement à la crédibilité du club. Elle donne l’image d’une structure désorganisée, mal informée, et incapable de distinguer le terrain du tribunal.

Mais au-delà de cette communication hasardeuse, une question fondamentale demeure, silencieuse :

Quel est l’avenir du RSSG ?

À ce jour :

  • Plusieurs joueurs quittent le club, faute de perspectives claires,

  • Aucune recrue n’a été officialisée,

  • Aucun projet sportif n’a été présenté pour la D2 FFA,

  • Et aucune feuille de route institutionnelle n’a été communiquée aux bénévoles, aux joueurs, ni même à l’Administration communale — pourtant mécène public et propriétaire des infrastructures.

C’est là que se situe le vrai manquement.


Le devoir d’information des administrateurs

Les administrateurs du RSSG ont un devoir légal et moral vis-à-vis de :

  • leurs joueurs, qui décident de leur avenir professionnel,

  • leurs bénévoles, qui donnent de leur temps sans contrepartie,

  • l’Administration communale, qui soutient financièrement le club,

  • et tous les supporters fidèles, qui continuent à croire malgré tout.

Or, depuis des semaines, ces parties prenantes reçoivent des communiqués de colère, des interviews médiatiques, des appels à la mobilisation contre un « ennemi extérieur »…
Mais aucune information concrète sur :

  • la composition future de l’effectif,

  • le choix de l’entraîneur,

  • la stratégie de recrutement,

  • ou le lien avec l’école des jeunes.

Cela relève-t-il encore de la gestion ? Ou d’une fuite en avant médiatique ?


Et l’avis de la commune ?

Saint-Georges-sur-Meuse approche les 10 000 habitants. Le RSSG est le premier club sportif de l’entité.
L’Administration communale, en tant que mécène public et propriétaire du stade Paul Dispas, a tout intérêt à ce que le club soit stable, crédible, et bien géré.

Pourtant, aucune position officielle n’a été rendue publique.
Est-ce silence complice ? Indifférence ? Ou simple attente ?

Quoi qu’il en soit, le temps presse.
Car en D2 FFA, on ne vit pas de discours. On vit de projets, de stabilité, et de cohérence.


Conclusion : sortir du chaos pour reconstruire

Le RWDM traverse une crise existentielle. C’est triste, mais ce n’est pas notre affaire.
Notre affaire, c’est le RSSG.

Et tant que ses dirigeants préféreront se lamenter dans la presse plutôt que travailler dans l’ombre,
tant qu’ils chercheront des boucs émissaires plutôt que des solutions,
alors le club continuera de perdre des joueurs, des supporters, et sa dignité.

Il est temps de cesser les déclarations spectaculaires.
Il est temps de communiquer clairement.
Il est temps de reconstruire — en silence, mais avec méthode.

Car le football amateur ne pardonne pas le désordre.
Il récompense la rigueur.

— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, 24 juin 2026

Suivez nous et liker

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *