Dimanche 27 septembre 2026. Le RSSG s’incline à domicile après une prestation indigne de son standing. Insuffisance dans tous les compartiments du jeu, absence de cohésion, manque de caractère. Le club occupe désormais la 14ᵉ place sur 18 en D2 FFA, avec 8 points après 6 journées (1 victoire, 2 nuls, 3 défaites, 4 buts marqués, 8 encaissés).
Mais ce n’est pas le terrain qui retient notre attention aujourd’hui. C’est ce qui se passe à côté du terrain.
La collusion informationnelle : un phénomène structurel
En page 12 du journal officiel de la commune « Vivre à Saint-Georges » (n°102, septembre 2026), le lecteur découvre un article consacré au RSSG.
*Stockali Side* tient à préciser un fait essentiel : l’auteur de cet article est un ancien journaliste de la RTBF, et il est également administrateur du club.
Ce n’est pas un détail. C’est la clé de lecture de tout ce qui suit.
Le conflit d’intérêts institutionnalisé
Quand un administrateur du club utilise sa casquette de journaliste (ou d’ancien journaliste) pour rédiger un article dans le journal communal, on ne peut plus parler d’information. On parle de communication orientée, de propagande institutionnelle, de contrôle du récit.
C’est exactement ce que nous dénoncions dans notre article du 14 septembre : « L’heure des vérités, la fin des illusions ». Le RSSG n’a été victime d’aucune hypocrisie ou manipulation extérieure. Les directeurs et le Conseil d’Administration qui a soutenu leurs décisions sont les seuls et uniques responsables de la relégation du club.
Mais plutôt que d’assumer cette responsabilité, plutôt que de laisser les faits parler d’eux-mêmes, on choisit de contrôler l’information, de fabriquer un récit alternatif, de noyer le poisson médiatique.
Le parallèle occidental : quand la démocratie s’effrite
Ce phénomène n’est pas propre au RSSG. Il est le symptôme d’une maladie plus large qui ronge nos sociétés occidentales.
Que voyons-nous à l’échelle nationale et européenne ? Des médias qui sont devenus les porte-voix du pouvoir politique et économique. Des journalistes qui sont devenus des communicants. Des administrateurs qui utilisent leur position pour influencer l’opinion publique plutôt que pour l’éclairer.
C’est la fin de l’information libre. C’est le début de la propagande, où l’on ne cherche plus à informer les citoyens, mais à les formater, à les orienter, à les endormir.
Stockali Side : la mémoire contre l’oubli
Face à cette collusion, *Stockali Side* rappelle une vérité simple : nous avons tout documenté.
Semaine après semaine, match après match, nous avons émis des avis, des avertissements, des analyses factuelles. Tout est disponible en ligne, à la rubrique « Nouvelles » de notre site.
Nous n’avons pas attendu la défaite pour dire ce que nous pensions. Nous n’avons pas attendu la relégation pour pointer les dysfonctionnements. Nous avons joué notre rôle de lanceurs d’alerte, de veille citoyenne, de gardien de la mémoire collective.
Et aujourd’hui, quand on essaie de réécrire l’histoire, de minimiser les responsabilités, de noyer le poisson dans le journal communal, nous sommes là. Nous sommes la preuve vivante que la vérité ne disparaît pas, même quand on essaie de la cacher.
Conclusion : L’exigence de transparence
Stockali Side s’indigne de cette collusion entre l’administration du club et le journal officiel de la commune (cette dernière étant par ailleurs le sponsor public du club).
Nous ne demandons pas la censure. Nous demandons la transparence. Nous demandons que lorsqu’un administrateur du club écrit dans le journal communal, il soit clairement identifié comme tel. Nous demandons que les lecteurs sachent qu’ils ne lisent pas un article de journalisme indépendant, mais un communiqué déguisé.
Car c’est cela, le véritable scandale : le mélange des genres, la confusion des rôles, la manipulation de l’information sous couvert de neutralité.
Le football amateur n’est pas une bulle étanche. Il est le miroir de nos sociétés. Et quand le miroir est truqué, il est temps de le dire.
Et puis, la vie est belle, votre pouvoir d’achat augmente, les carburants sont gratuits.
Si, si… on l’a dit dans l’poste !
— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, jeudi premier octobre 2026
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