RSSG – RCS Brainois : L’heure des vérités, la fin des illusions

Dimanche 13 septembre 2026. Une défaite sans discussion, sans appel, face au RCS Brainois.

Stockali Side n’est pas défaitiste par nature. Nous avons toujours cru en ce club, en ses supporters et en son potentiel. Mais il arrive un moment où le devoir de lucidité l’emporte sur l’espoir. Et aujourd’hui, force est de constater que nous redoutons un avenir sombre pour le Royal Stockay Saint-Georges.

Un héritage gâché par une délégation hasardeuse

Il est important de le rappeler : nous soutenons le président Jean-Pierre Dalla Costa pour les quinze années d’expansion qu’il a offertes au club, le faisant passer de la P3 liégeoise à la D1 FFA.

Hélas, cette accession administrative au troisième niveau du football belge s’est révélée être un cadeau empoisonné. Le président a choisi de déléguer le pouvoir à une direction qui s’est montrée, au fil des mois, aussi prétentieuse qu’incompétente.

Le travail remarquable de Manu Valoir, conjugué à l’effet de surprise, avait permis d’atteindre les play-offs lors de la saison 2024-2025. Son départ, suite à des divergences avec le directeur général, a marqué le début de la dégringolade. Depuis, les décisions et les choix de ce dernier, systématiquement entérinés par un organe d’administration passif, se sont révélés être des échecs cuisants.

La relégation : un choix, pas une fatalité

La relégation en D2 FFA aurait dû être évitée sur le terrain. Le RSSG a eu son sort en main jusqu’à l’ultime journée du championnat 2025-2026.

Plutôt que d’accepter cette réalité et de se consacrer, durant l’inter-saison, à bâtir une équipe compétitive et à préparer mentalement le groupe pour le choc de la descente, la direction a préféré livrer un combat juridique d’avance voué à l’échec. Nous l’avons dit et nous le répétons : ces manœuvres n’étaient qu’un écran de fumée, un procédé d’enfumage destiné à occulter la responsabilité des véritables artisans de cet échec.

Une préparation fantoche, un match catastrophique

Les signes avant-coureurs étaient là. Le premier match amical à Andenne avait déjà exposé des lacunes défensives notoires et un manque flagrant de cohésion entre les lignes.

Pire encore : après 3 matchs de Coupe et 3 matchs de championnat, la direction a jugé utile d’organiser, ce mardi 5 septembre, un match de « préparation » contre une faible équipe de P1 liégeoise. Résultat ? 3 buts encaissés. Sans doute est-il plus facile de jouer des matchs inutiles que de réellement travailler, à l’entraînement, sur les énormes lacunes de l’effectif.

Dimanche contre Brainois, le spectacle a été catastrophique. Le RSSG a adopté la tactique du « débrouille-toi » :

  • Aucun soutien réel au porteur du ballon.

  • Aucune prise d’information, aucun appel, aucun démarquage.

  • Une seule occasion de but en 90 minutes.

  • Trois erreurs défensives individuelles directes sur les deux buts concédés.

  • Un manque criant de taille, de présence physique et, surtout, d’envie.

  • Des fautes stupides, synonymes de coups francs offerts.

  • Un jeu systématique vers l’arrière, choix de facilité pour éviter l’effort de se démarquer.

Le plus consternant ? D’avoir entendu un administrateur, dans la tribune, commenter cette débâcle en déclarant qu’il « ne trouvait pas cela si mal ». Une telle déconnexion avec la réalité du terrain est effrayante.

Les joueurs et la P3 : premières victimes de l’incohérence

Il n’est pas question, ici, de s’en prendre aux joueurs. Ils sont les premières victimes de ce manque total de cohérence directionnelle et de gestion, tout comme l’équipe de P3, qui est laissée pour compte malgré son potentiel.

Dans ce contexte de dérive générale, une question se pose avec acuité : est-il vraiment raisonnable d’avoir créé une équipe féminine ? Quelle importance, quels moyens et quelle considération lui seront finalement octroyés dans un club qui semble perdre le nord ?

L’enfumage touche aussi les infrastructures

Enfin, parlons concret. Le parking du stade est jonché de nids-de-poule « casse-voitures » qui, avec les pluies automnales, se transformeront inévitablement en marres. Dans ce décor, organiser de prétendus « repas VIP » relève d’une autre forme d’enfumage. Soyons sérieux : aucun repas, aussi « VIP » soit-il, ne peut masquer la pauvreté du spectacle offert sur le terrain, ni la place désastreuse au classement.

Conclusion : Sortir de la politique de l’autruche

Stockali Side déteste rédiger ce genre de communiqué. Nous préférerions de loin célébrer les victoires et l’unité du club. Mais nous annonçons cette catastrophe depuis bientôt un an, lorsque nous avons, pour la première fois, réclamé la démission des directeurs.

Le Conseil d’Administration cessera-t-il bientôt de pratiquer la politique de l’autruche ? Les joueurs méritent un encadrement digne de ce nom. Les supporters méritent du respect. Le club mérite de survivre.

Il est temps d’assumer les responsabilités. Avant qu’il ne soit trop tard.

— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, lundi 14 septembre 2026

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3 réflexions sur “RSSG – RCS Brainois : L’heure des vérités, la fin des illusions”

  1. Bonjour quand on des incapables a la tète de n’importe quel entreprises on va dans le mur regarder la politique reflète bien cela et on doit jeter les pourritures qui font mourir une infrastructure qui était fleurissante juste pour l ego surdimensionner de certain incapables

  2. Ping : Chronique n° 2 – Quand l’information devient propagande - Stockaliside

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