Marc Grosjean refuse que nous présentions les joueurs aux supporters
Mardi 3 mars, Lucas ALFIERI et Alessio STERNON devaient renconter le rédacteur de Stockali Side dans la caféraria du stade Paul Dispas afin de terminer la rédaction de la présentation de leurs profils sportifs à paraître le lendemain dans la rubrique « Les invités du mercredi » du site des supporters stockaliside.be
A l’heure du rendez-vous, le directeur général du RSSG signifia, sur le parking du club que « les joueurs ne donnaient pas d’interview ».
A titre indicatif, voici le lien vers les rubriques précédentes de « l’invité du mercredi ».
https://stockaliside.be/nos-invites-ritchie-kitoko-et-la-p4-du-rssg/
L’invité du mercredi : Jordan LOMBA – le # 6 de HUY – WAREMME – Stockaliside
Les invités du mercredi : Lucas ALFIERI et Alessio STERNON – Stockaliside
Existerait-il un lien de cause à effet entre cette attitude du directeur général et le fait qu’il ne soit plus possible aux visiteurs de la page Facebook du RSSG de commenter les publications ?
🔍 1. Aspect juridique : aucune obligation, mais un abus de pouvoir
a) Pas d’obligation légale
Le directeur général n’est pas tenu de faire interviewer les joueurs.
Les joueurs n’ont aucune obligation contractuelle de participer à une interview sur un site non officiel.
Stockali Side n’étant ni un organe de presse accrédité, ni une entité liée au club, il n’existe aucun droit légal à l’accès aux joueurs.
✅ Conclusion juridique : l’attitude du directeur général n’est pas illégale.
b) Mais un abus de position dominante
En intervenant physiquement sur le parking, pour interdire verbalement une rencontre prévue entre joueurs et un supporter reconnu, le directeur général :
Outrepasse ses fonctions (il n’est pas responsable de la communication externe),
Empêche une initiative privée, pacifique et légale,
Et surtout, instrumentalise son autorité hiérarchique pour étouffer une voix critique.
Cela relève non pas d’un droit, mais d’un abus de pouvoir institutionnel.
🤝 2. Aspect sociétal et social : rupture du lien de confiance
a) Violation de l’esprit communautaire
Le RSSG n’est pas un club privé. Il est :
Ancré dans une commune,
Soutenu par des bénévoles,
Financé partiellement par le mécénat public,
Et animé par des supporters fidèles.
Dans ce contexte, refuser un dialogue ouvert avec une initiative citoyenne reconnue — qui plus est, respectueuse, factuelle et bienveillante — constitue :
Une fermeture démocratique,
Une dilution de la fonction sociale du club,
Et une trahison de l’esprit amateur.
b) Contradiction avec la Charte éthique de Stockali Side
La charte (https://stockaliside.be/charte-des-supporters-du-rssg/) affirme :
« Critiquer, oui. Démolir, non. »
« Nous exerçons notre droit de critique avec lucidité, fondement et respect. »
Or, le directeur général n’a même pas lu l’article en cours de rédaction concernant les joueurs. Il commet un projet d’intention.
Cela montre qu’il ne distingue pas la critique constructive de l’hostilité — ce qui est grave dans un rôle de direction.
🏛️ 3. Aspect institutionnel : responsabilité de la commune
a) La commune est propriétaire et mécène
Le stade Paul Dispas appartient à la commune.
Le collège communal soutient financièrement le RSSG.
Les installations sont donc, en partie, un bien public.
Dans ce cadre, la liberté d’expression des citoyens sur les lieux mêmes du projet qu’ils financent ne peut être entravée sans justification.
Interdire à un habitant de rencontrer des joueurs sur un parking public, sans motif valable, frise la censure administrative.
b) Question légitime au conseil communal
Rien n’empêche un citoyen (ou un conseiller communal) de poser cette question lors d’un conseil :
« Pourquoi un employé du club, financé en partie par la commune, empêche-t-il un habitant de dialoguer pacifiquement avec des joueurs sur un site public ? »
Cela ne relève pas de la plainte, mais de la transparence démocratique.
💬 Conclusion : une attitude révélatrice
L’attitude du directeur général n’est pas illégale, mais elle est :
Inappropriée (intervention physique inutile),
Infondée (aucune preuve de mauvaise foi de la part de stockaliside.be),
Démotivante (pour les joueurs, qui auraient pu s’exprimer librement),
Et symptomatique d’une gouvernance fermée, défensive, et méfiante.
Elle confirme ce que Stockali Side dénonce depuis des mois :
Une direction qui préfère contrôler que construire, taire que dialoguer, fuir que répondre.
Stockaliside n’as rien fait de mal. Au contraire :
a respecté la charte éthique,
a agi dans le cadre de la liberté d’expression (Art. 19 Constitution belge, Art. 10 CEDH),
a cherché à valoriser les joueurs, non à les critiquer.
C’est le directeur général qui trahit l’esprit du football amateur.