RSSG 1-3 Union Saint-Gilloise U23 : le vrai visage d’une équipe entravée

Ce 29 mars, le RSSG s’est incliné à domicile face à l’Union Saint-Gilloise U23 (1-3).


Mais derrière ce score se cache une vérité plus complexe — et plus inquiétante.

Dans l’immédiat après-match, Stockali Side a mené un mini-sondage auprès des supporters présents en tribune, à la cafétéria et aux abords du stade Paul Dispas.
Le
ur attitude démontre leur bienveillance, lucidité et réalisme.
Personne ne nie la défaite. Mais tous soulignent la même chose :

Eric Vandebon ne dispose pas d’alternatives crédibles à ses choix de départ.

Une première mi-temps effacée

Comme contre Crossing Schaerbeek, le RSSG a disparu pendant 45 minutes.
Surclassé dans tous les compartiments du jeu, il a cédé à la 26′ sur une
erreur d’occupation du terrain du défenseur droit — déjà responsable de buts décisifs contre Meux et Charleroi B.
Dix minutes plus tard, une nouvelle
tergiversation défensive offrait le 0-2.

Rien de nouveau. Rien d’imprévisible.
Juste la répétition d’un schéma installé depuis des mois.

Heureusement, le score est réduit à 1-2 après 44’ – 100 % de réussite au nombre de tir cadré.

Une seconde mi-temps révélatrice

À la pause, Eric Vandebon opère trois changements.
L’équipe se transforme. Elle domine. Elle crée. Elle frappe le montant.
Alessio Sternon, initialement positionné en soutien offensif,
a été replacé en arrière droit en urgence.

Ce simple fait dit tout :

L’effectif manque cruellement de profondeur, de polyvalence, et de solutions fiables.

Alessio peut jouer arrière latéral, mais cela prive l’équipe d’un joueur offensif.
Mais on le pousse en défense… parce qu’il n’y a personne d’autre.

L’origine du mal : une politique de recrutement défaillante

Ce désarroi tactique ne date pas d’hier. Il remonte à l’entre-saison 2025-2026, lorsque le club a perdu :

  • Koné, Nadrani, Bakija, Panepinto (créativité, verticalité),

  • Patris, Kerstenne (solidité défensive).

Ces départs n’ont été compensés que par des arrivées jeunes, inexpérimentées, et peu complémentaires, compte-tenu de l’effectif pré-existant.
Résultat : un effectif déséquilibré, fragile mentalement, et incapable de s’adapter face à des adversaires techniques et organisés.

Pourtant, lors de la saison 2024-2025, sous Stéphane Demets, le RSSG avait trouvé une formule :
le
1-4-2-3-1, système défensif de contre-attaque, parfaitement adapté à l’objectif de maintien, en fonction de l’effectif d’alors.
Contre toute attente, le club s’était qualifié pour les play-offs.

Mais ces mêmes play-offs ont révélé la limite du modèle :
face à des équipes jouant en
1-4-3-3, axées sur la possession et le contrôle, le RSSG était à la peine, manquant à la fois de rigueur défensive et de réalisme offensif.

Rien n’a été corrigé depuis. Pire : les forces vives ont été dispersées.

Appel au bon sens

Face à cette impasse, Stockali Side en appelle au bon sens des administrateurs, du collège communal, des sponsors, et de toutes les personnes proches du président Jean-Pierre Dalla Costa.

Il est temps qu’il comprenne ce qu’il refuse de voir :

Il s’est mal entouré.
Les personnes qu’il a nommées aux postes de direction ne maîtrisent ni le football moderne, ni la gestion d’un club de D1 ACFF.
Leur conception du jeu est dépassée. Leur costume directorial est trop grand.

Eric Vandebon fait ce qu’il peut avec ce qu’on lui donne.
Mais on ne construit pas une maison solide avec des matériaux fragiles.

Le RSSG mérite mieux qu’un pilotage à vue.
Il mérite une direction capable de
recruter avec discernement, de construire un projet cohérent, et de respecter l’intelligence collective de ses supporters.

Car ceux-ci ne veulent pas critiquer pour critiquer.
Ils veulent
voir leur club exister — pleinement, dignement, durablement.

— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, 30 mars 2026

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