RSSG 2-2 Crossing Schaerbeek-Evere : maîtrise, mais pas maîtrise de soi

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Le RSSG a dominé. Il a marqué deux fois. Il a réagi après une interruption due aux débordements des supporters bruxellois.
Et pourtant, il repart avec un nul frustrant — non parce qu’il ne méritait pas la victoire, mais parce qu’il
n’a pas su corriger ses propres erreurs.

Ce match confirme ce que nous écrivions déjà après la victoire contre le SL16 :

« Si la victoire est une satisfaction, il reste des mises au point à accomplir en vue d’affrontements face à des adversaires plus vigoureux. »

Schaerbeek, entraîné par Emilio Ferrera, n’est pas un géant — mais c’est une équipe organisée, agressive en pressing, et intelligente dans son occupation des espaces. Elle a immédiatement compris la faille du RSSG : l’incapacité à sortir proprement du fond de son camp.

Dès la 20ᵉ minute, le scénario se répète : un défenseur latéral, au lieu de dégager ou de chercher un relais court vers l’avant, dribble dans sa surface, perd le ballon devant son gardien, et offre le 0-1 sur un plateau.
C’est une
transgression élémentaire des principes fondamentaux du football moderne : aérer la zone défensive, jouer vers l’avant, éviter le risque inutile.

Et pourtant, cela se reproduit. Encore. Toujours.

Un système offensif déséquilibré

L’attaque du RSSG repose aujourd’hui presque exclusivement sur Sam Sylla et Maxime Cavalier — les deux seuls buteurs du match.
Mais pourquoi ? Parce que :

  • Mickaël Lallemand est aligné comme avant-centre, alors qu’il n’est ni finisseur, ni pivot. Il manque de présence dans la surface, de réflexe, de mordant. Ce n’est pas un choix tactique — c’est un manque d’alternative.

  • Sofiane Kyine, recruté au mercato hivernal pour justement apporter du poids dans l’axe, se retrouve trop souvent aligné à hauteur des milieux offensifs, loin des zones de finition. Il possède pourtant une excellente frappe, une vision juste, et une capacité à lier jeu — mais on ne lui permet pas de l’exprimer là où ça compte.

Résultat : les ailiers portent tout le poids de l’attaque. Ils courent, centrent, tentent, marquent… puis s’épuisent. En fin de match, il n’y a plus personne pour suivre le mouvement. D’où l’impuissance à gérer le 2-1.

Lors de telles rencontres, il serait capital de pouvoir dicter le jeu en imposant un 4-3-3 en vue de garder la possession, mais l’effectif du RSSG ne le permet pas !

Une politique de recrutement défaillante

Ce déséquilibre n’est pas accidentel. Il est la conséquence directe d’une politique de transfert incohérente.

Recruter des joueurs ayant évolué dans l’élite du football belge ne suffit pas.
Le football n’est pas une addition de CV. C’est un
jeu collectif, qui exige complémentarité, entente, et rôle clair.

Or, depuis des mois, le RSSG aligne des profils non complémentaires, sans véritable axe central, sans solution de repli, sans plan B.
Cela ne relève pas du manque de chance. Cela relève du
manque de compétence stratégique.

Conclusion : les responsabilités sont claires

Le staff actuel, mené par Eric Vandebon, progresse. Les joueurs donnent tout. Le caractère est là.
Mais
aucun entraîneur, aussi bon soit-il, ne peut compenser un effectif mal conçu.

C’est pourquoi Stockali Side maintient son constat :

Les directeurs en poste — général et sportif — sont inopérants.
Leurs choix ont conduit à une équipe déséquilibrée, fragile mentalement, et incapable de concrétiser ses efforts.

Le RSSG mérite mieux qu’un pilotage à vue.
Il mérite une direction capable de
construire, non seulement une équipe, mais un projet cohérent.

Car tant que cela ne sera pas le cas, chaque victoire restera fragile…
et chaque nul, une occasion perdue.

— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, 16 mars 2026

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