La débâcle stockalienne

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Quand la fuite en avant remplace la responsabilité : du village au vestiaire

Ces dernières semaines, Saint-Georges-sur-Meuse a été secouée par deux événements d’une gravité inquiétante.

D’abord, la mort tragique d’un jeune homme de 18 ans, abattu par balle à Stockay. Un drame qui, selon plusieurs témoignages, aurait pu être évité — les comportements des protagonistes étant connus, les signaux faibles ignorés, les responsabilités diluées.

Ensuite, ce week-end, l’organisation d’une soirée dans la salle de l’établissement d’enseignement secondaire, avec l’accord de la direction, l’autorisation de l’administration communale, et la caution implicite de l’autorité parentale — alors que, le double des places autorisées a été vendu, et des actes de violence auraient été commis à l’encontre de mineurs.

Dans les deux cas, un même dénominateur : la fuite en avant, l’absence de discernement, et surtout, la dilution de la responsabilité. Personne ne dit non. Personne n’assume. Chacun se cache derrière une procédure, un silence, une absence.

Le RSSG, miroir de cette dérive

Il est impossible, pour Stockali Side, de ne pas établir le parallèle avec la situation du Royal Stockay Saint-Georges.

Depuis l’accession en D1 ACFF — obtenue non par mérite sportif pur, mais grâce à la radiation de Visé —, le club a sombré dans une logique de façade :

  • On recrute un entraîneur « nommé » (José Riga), sans même vérifier sa présence aux entraînement, ni le fait qu’il se borne à organiser « des petits matchs »

  • On change de staff tous les 4 à 6 mois (4 T1 en 18 mois !), comme si la stabilité était un luxe,

  • On invoque la « malchance » ou les « raisons personnelles » pour masquer l’absence de projet

  • Et on laisse un directeur général en villégiature régulière en Espagne, totalement déconnecté de la réalité du terrain.

Pendant ce temps, le rôle social du club disparaît.
Plus de lien avec l’école.
Plus de transmission intergénérationnelle.
Plus de mémoire de Paul Dispas — dont le nom même a disparu du stade qui porte pourtant son nom.

On sacrifie tout à l’illusion d’une équipe A qui se voudrait performante… mais, en réalité, n’a jamais su s’imposer en D1 ACFF, incapable de concrétiser ses occasions, de gérer un avantage, ou même de sortir proprement du pressing haut.

Priorité inversée : rêve utopique contre devoir éducatif

Alors que la commune voit arriver de nouvelles familles, que des zones économiques se développent, et que la population devrait atteindre 10 000 habitants, le RSSG tourne le dos à sa mission fondamentale :

Être un lieu d’éducation, de repères, de cohésion.

Plutôt que de poursuivre un rêve utopique — jouer les play-offs avec un effectif déséquilibré, mal encadré, et sans identité claire —, ne serait-il pas plus urgent, plus juste, plus responsable, de :

  • Investir dans l’encadrement des jeunes joueurs et joueuses,

  • Renforcer les liens avec l’école et la maison des jeunes,

  • Redonner au stade Paul Dispas sa fonction de tiers-lieu,

  • Et réhabiliter la culture du devoir collectif, plutôt que celle du résultat individuel ?

Car un club de football, à Saint-Georges, n’est pas qu’un divertissement.
Il est
un pilier de la vie locale — ou il ne devrait pas exister.

Demain : un appel à la responsabilité

Face à cette spirale de déni, Stockali Side estime qu’il est temps de rompre avec la complaisance.

Demain, nous appellerons publiquement le directeur général et le directeur sportif du RSSG à présenter spontanément leur démission.

Cette demande ne sera pas lancée à la légère. Elle sera accompagnée d’un document circonstancié, retraçant l’historique précis des décisions, des errements et des silences depuis l’accession en D1 ACFF — un travail nécessaire pour rendre visible ce qui a été trop longtemps dissimulé.

Car si personne n’assume, tout s’effondre

Et nous refusons que Saint-Georges devienne le théâtre d’une telle démission collective.

— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, 9 février 2026

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