Miroir d’une civilisation : quand le football perd son âme

Ce mercredi, Stockali Side fait une pause dans le suivi habituel de l’équipe de P3. Face à la dérive actuelle de notre club, il est nécessaire de prendre de la hauteur. Le football, né en Europe occidentale et devenu le sport populaire par excellence, n’est pas une bulle étanche. Il est le miroir grossissant de notre société. Et ce que ce miroir nous renvoie aujourd’hui est sans appel.

Le football mondial : l’apogée de l’argent-roi

L’histoire du football moderne suit tragiquement la trajectoire de l’Occident. Historiquement, cette civilisation a souvent justifié sa domination (des Croisades à la colonisation) par une mission civilisatrice, tout en bâtissant sa richesse sur l’exploitation des autres peuples. Aujourd’hui, l’exploitation a changé de visage : elle est devenue financière, médiatique et spectaculaire.

Les dernières éditions de la Coupe du monde en sont l’illustration parfaite. Au Qatar, on a construit des stades réfrigérés en plein désert, une aberration écologique, tandis que les mêmes organisateurs prêchent la sensibilisation au réchauffement climatique. L’édition suivante, confiée au bloc États-Unis/Canada/Mexique (2026), a enfoncé le clou du business et du divertissement pur, loin de toute âme sportive.

J’ai personnellemnt choisi de ne suivre aucune de ces compétitions. Non par ignorance, mais par cohérence. Rester fidèle à ses principes, c’est refuser de cautionner un système où l’argent-roi est la cause de toute dérive.

Les leçons de l’histoire et des textes fondateurs

Comme le dit l’adage : « Qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la répéter. » Et Albert Einstein de renchérir avec une lucidité glaciale : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. »

Or, que voyons-nous ? Une répétition inlassable des mêmes schémas. Les textes bibliques ne sont pas que des récits anciens ; ils sont des grilles de lecture intemporelles. Les 7 péchés capitaux (l’orgueil, l’avidité, la paresse, la colère, la luxure, l’envie, la gourmandise) ne décrivent-ils pas parfaitement la gouvernance de la FIFA, des fédérations nationales, et, à une échelle plus modeste, de certains clubs ?

La destruction de Sodome et Gomorrhe est souvent interprétée comme le châtiment d’une société corrompue par l’excès, l’indifférence et l’injustice. N’est-ce pas une métaphore puissante du déclin actuel des grandes puissances occidentales (USA, UE), qui s’effritent sous le poids de leurs propres contradictions ? Comme le disait Job : « Ce que je redoutais m’est finalement arrivé. »

Le parallèle : du macro au micro, le cas du RSSG

Descendons de l’Olympe de la FIFA pour atterrir au stade Paul Dispas. Le parallèle est saisissant, car le RSSG est victime du même phénomène systémique.

Il est indéniable que Jean-Pierre Dalla Costa a, proportionnellement à la taille initiale du club, injecté beaucoup de son argent personnel pour faire grimper l’institution. C’est un fait. Mais l’esprit s’est arrêté au matériel. On a voulu acheter une apparence de professionnalisme sans en fournir le mental, la véritable connaissance tactique, et la détermination nécessaires pour évoluer durablement à un niveau semi-professionnel.

On a voulu les play-offs sans la structure. On a voulu la D1 FFA sans la rigueur. Le résultat ? Un manque flagrant d’effort et de régularité sur le terrain, qui n’est que le symptôme direct d’un manque d’effort et de régularité dans la gestion des hommes et des ressources.

Les 3 buts encaissés contre une équipe de P1 en match amical, la passivité défensive contre Brainois, l’absence de projection : ce ne sont pas des accidents. Ce sont les conséquences logiques d’un environnement où l’on a privilégié l’enfumage (manœuvres juridiques vaines, « repas VIP », marquoir spectaculaire, mais parking défoncé) au travail de fond.

Conclusion : Revenir à l’essentiel

Le football belge, dans son ensemble, est malade de cette même maladie : des fédérations qui gèrent leur sport comme des multinationales, et des clubs qui imitent ces dérives sans en avoir les moyens, sacrifiant l’âme du jeu sur l’autel de l’ambition démesurée.

Stockali Side refuse ce modèle. Nous ne sommes pas là pour accompagner le club dans sa chute en fermant les yeux. Nous sommes là pour rappeler une vérité simple, que l’histoire, la philosophie et le bon sens confirment :

Aucun édifice, qu’il s’agisse d’une civilisation ou d’un club de football, ne peut survivre s’il est bâti sur le sable de l’orgueil, de l’avidité et de l’approximation.

Il est temps de cesser la politique de l’autruche. Il est temps de revenir à l’humain, à l’effort, à la compétence et à l’humilité. Sinon, comme pour Sodome et Gomorrhe, l’effondrement ne sera pas une surprise, mais une fatalité méritée.

— Stockali Side
Saint-Georges-sur-Meuse, mercredi 16 septembre 2026

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1 réflexion sur “Miroir d’une civilisation : quand le football perd son âme”

  1. jean claude croissant

    Je partage entièrement ce triste constat . Ce n’est pas , seul, le RSSG qui est malade, c’est tout le football … et notre société. Il faut comme tu l’écris revenir à l’essentiel, aux bases, aux fondamentaux.

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